Networker en été : pourquoi juillet-août sont vos meilleurs mois (si vous savez vous y prendre)
Moins de bruit, plus d'attention. Le paradoxe estival du networking et comment en profiter.
Moins de bruit, plus d'attention. Le paradoxe estival du networking et comment en profiter.
Chaque année, c'est pareil.
Mi-juin, les gens commencent à ranger leurs dossiers. Fin juin, les agendas se vident. Juillet arrive et LinkedIn ressemble à une salle d'attente un dimanche matin, il y a encore quelques personnes, mais tout le monde est détendu.
C'est là que je me mets au travail.
Pas en mode forcing. En mode précision.
Parce que l'été, c'est pas une période creuse pour le networking. C'est une période filtrée. Les gens qui répondent en août, ils sont vraiment disponibles. Ceux qui ne répondent pas, ils sont à Saint-Tropez et ce n'est pas votre cible de toute façon.
En janvier, tout le monde reprend. Les boîtes lancent leurs projets. Les agendas se remplissent en 48h. Votre message arrive avec 47 autres dans la boîte de quelqu'un qui revient de congés et qui a une réunion dans 20 minutes.
En juillet, ce même message arrive dans une boîte à moitié vide, lue depuis une terrasse ou un bureau silencieux.
Résultat : votre taux de réponse explose.
J'ai testé. Sur les mêmes profils, les mêmes messages, juste décalés dans le temps : le taux de réponse en juillet-août est facilement deux fois supérieur à celui de janvier-mars.
Moins de concurrence. Plus de calme. Plus d'attention disponible.
C'est pas de la chance. C'est de la mécanique.
Pas glamour, mais indispensable. En juillet, je reprends tous les contacts en stand-by depuis janvier. Ceux à qui j'avais dit "on se rappelle à la rentrée", la rentrée précédente. Je les ressors. Je cherche un prétexte légitime pour reprendre contact.
Un article qui les concerne. Une info sur leur secteur. Une intro à faire.
Pas "je me permets de revenir vers vous". Un vrai truc concret.
On a tous des échanges qui se sont éteints sans raison. Un RDV qui n'a jamais eu lieu. Un "je vous rappelle" qui a disparu dans les limbes. L'été, les gens sont moins sur la défensive. Ils ont plus de temps pour répondre. Et surtout, ils ont oublié qu'ils ne vous avaient pas rappelé. Vous aussi, d'ailleurs.
Message type que j'utilise en août :
"Ça fait un moment qu'on ne s'est pas donné de nouvelles. J'ai repensé à [sujet de notre dernière conversation], il s'est passé des choses de votre côté là-dessus ?"
Simple. Curieux. Pas de demande cachée.
Tout le monde arrive en septembre en mode "il faut qu'on se cale quelque chose". Les agendas se remplissent en 72h et vous vous retrouvez avec vos premières dispo à mi-octobre.
Moi, en août, je pose déjà des RDV pour la première semaine de septembre.
"Je sais que vous reprenez le 25. Je prends 30 minutes le 2 ou le 3 ?"
Les gens adorent ça. Quelqu'un qui respecte leur temps et qui arrive organisé, c'est rare. Ça se remarque.
Sur LinkedIn, le volume de posts baisse de 30 à 40% en juillet-août selon les secteurs. Vos posts voient donc plus de monde, proportionnellement, l'algorithme ne se bat pas contre 50 autres contenus de votre réseau au même moment.
Ce n'est pas le moment d'arrêter de publier. C'est le moment de tenir le rythme pendant que les autres font une pause.
Ne pas transformer ça en opération de masse.
L'été n'est pas une campagne de prospection froide accélérée. Les gens sont disponibles, certes, mais ils sont aussi plus humains, moins en mode "filtre professionnel automatique". Si vous arrivez avec un copié-collé de 300 mots sur votre offre, vous gâchez exactement la fenêtre que vous cherchez à exploiter.
Moins de volume. Plus de personnalisation. C'est la règle.
Et surtout : si quelqu'un vous répond depuis sa terrasse en Corse, vous ne lui envoyez pas un document de 12 pages le lendemain matin.
L'été, votre réseau dort.
Le vôtre peut travailler.
Pas en forçant. En profitant du calme pour faire ce que vous n'avez jamais le temps de faire le reste de l'année : entretenir, relancer, préparer.
Un coup de fil de 15 minutes en août vaut souvent mieux qu'une heure de réunion en octobre.
Je l'ai vérifié assez souvent pour y croire.